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Une belle ville angolaise, nouvellement construite par une compagnie d’Etat chinoise, s'est retrouvée abandonnée un an après sa construction.

vendredi 6 juillet 2012

DIG – Une ville fantôme construite par la Chine en plein cœur de l’Angola

 




Nova Cidade de Kilamba est une ville flambant neuve, faites de bâtiments aux couleurs vives et impeccables, construite en moins de trois ans à une trentaine de kilomètres de Luanda, capitale de l'Angola. Nova Cidade de Kilamba est également à peu près vide, une ville fantôme bâtie par une compagnie d'Etat chinoise – China International Trust and Investment Corporation (Citic) – pour la modique somme de 3,5 milliards de dollars. Où sont passés les 500 000 personnes que peut accueillir ce complexe urbain qui détonne tant aux alentours de la capitale angolaise ?




Une journaliste de la BCC a visité Nova Cidade de Kilamba, décrivant un endroit "étonnamment silencieux, les voix rebondissant sur les murs de béton tout frais et les routes vides. Il n'y a guère de voitures et encore moins de personnes, juste des dizaines de rangées d'appartements colorés se répétant à l'infini, les volets fermés et les balcons vides. Après avoir conduit pendant quinze minutes, nous n'avons rien vu à part des ouvriers chinois, dont beaucoup vivaient dans des préfabriqués autour du site."





La ville nouvelle déserte est l'œuvre de l'Etat chinois qui, en contrepartie, a été payé, comme c'est souvent le cas en Afrique, par un accès prioritaire aux ressources naturelles du pays, le pétrole dans le cas de l'Angola.
Techniquement, le projet pharaonique a donc été amorti par le gouvernement angolais. Le problème, c'est que personne ne vient. Sur les 2 800 appartements disponibles dans un premier temps dans les 750 bâtiments de huit étages, seuls 220 ont été vendus. Sur la dizaine d'écoles du complexe, seule une poignée fonctionne.







Le projet est défendu bec et ongles par le gouvernement du président José Eduardo dos Santos, qui avant le début de son mandat avait promis de construire un million de maisons en quatre ans. Le problème actuel étant que les résidences de Nova Cidade de Kilamba – dont le prix oscille entre 120 000 et 200 000 dollars – sont inaccessibles pour la grande majorité de la population, dont les deux tiers vivent avec moins de 2 dollars par jours, selon les estimations des organisations internationales.






"Il n'y a tout simplement pas de classe moyenne en Angola, uniquement les très pauvres et les très riches. Et donc, il n'y a personne pour acheter ce type de logement", résume Elias Isaac, membre de l'Open Society Initiative of Southern Africa (OSISA), cité par la BBC. Le gouvernement angolais promet de faciliter les emprunts-logements et de prévoir une part de logements sociaux dans le parc immobilier. Ses détracteurs estiment qu'il a surtout voulu se précipiter en vue de l'élection présidentielle, qui a lieu le 31 août. (Photos Facebook).















source: bigbrowser.blog.lemonde.fr

Des citoyens incendient une église à Uíge

mercredi 26 mai 2010

L'Eglise Evangélique de Réveil Spirituel dans le monde en Angola (IERMA) a été incendiée lundi, au quartier Papelão, zone périphérique de la ville de Uíge, chef-lieu de la province du même nom, par les membres de famille qui vengeaient la mort de l'une de leur morte dans la residence du pasteur.



(en) World Map (pt) Mapa Mundo (de) Weltkarte ...Image via Wikipedia


Dans une déclaration à la presse, un serviteur de cette congrégation, Manuel Jorge a indique les proches de la disparue, Teresa Mendes, âgé de 36 ans, a mis le feu à l'église, détruisant tous les biens.



Selon Manuel Jorge, Teresa Mendes qui était malade, est morte dans le temple alors qu'elle participait à un séminaire et de prières de guerison avec d'autres malades. Il a admis que l'église guérit des patients à base des prières et la disparue suivait le même traîtement mais il a succombé après sa sortie de l'église.



Par contre, le fils de Teresa âgé de 20 ans, a affirmé que sa mère refusait chaque fois de se rendre à l'hôpital chaque fois qu'elle tombait malade argumentant que sur ordre, elle ne pouvait pas prendre de médicaments.



IERMA a été légalisée par le gouvernement angolais en 2009 et compte plus de 800 fidèles dans la province de Uíge (nord).

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