Biographie de l'apôtre de la foi: Smith Wigglesworth

mardi 29 mai 2012

Smith Wigglesworth
Smith Wigglesworth (Photo credit: Wikipedia)
Smith Wigglesworth fut sans doute l'un des hommes les plus oints de Dieu qui ait vécu à une époque récente. Il fut connu sous le nom d'Apôtre de la Foi, et si quelqu'un méritait d'être décrit comme étant "rempli de foi et du Saint-Esprit", c'était bien lui. Il vécut et marcha continuellement dans le présence de Dieu. Et les miracles qui accompagnaient son ministère étaient du genre de ceux que l'on a vus rarement depuis les jours des apôtres. Des gens nés aveugles et sourds, des estropiés - tordus et déformés par la maladie, d'autres au seuil de la mort rongés par le cancer ou toutes sortes de maladie- tous furent guéris par la puissance formidable de Dieu. Même des morts furent ressuscités. 
 
Né en 1859 dans la pauvreté, Smith Wigglesworth fut converti par les Méthodistes à l'âge de huit ans. Dès cette époque, il désirait ardemment Dieu et avait la passion des âmes. Il était dans le chœur de l'église Épiscopale locale. "Quand la plupart des garçons dans le chœur avaient douze ans, ils durent recevoir la confirmation par l'évêque. Je n'avais pas douze ans, mais entre neuf et dix ans, quand l'évêque mit ses mains sur moi. Je me rappelle que lorsqu'il m'imposa les mains, j'eus une expérience semblable à celle que j'allais avoir quarante années plus tard quand je fus baptisé du Saint-Esprit. Mon corps entier fut rempli de la conscience de la présence de Dieu, une conscience qui resta en moi pendant des jours. Après la cérémonie de confirmation, tous les autres garçons juraient et se disputaient et je me suis demandé ce qui avait fait la différence entre eux et moi." (Stanley Frodsham, Smith Wigglesworth, Apôtre de la Foi, page 13 - la plupart des citations suivantes sont aussi extraites de cet excellent livre). 

Plus tard, Wigglesworth fut entièrement immergé dans l'eau par les Baptistes. Mais veuillez noter que toutes ses premières années de ministère et sa recherche de Dieu sont venues bien avant le réveil d' 'Azusa Street' et le premier mouvement Pentecôtiste. Smith avait une faim de Dieu et il expérimenta beaucoup de percées dans de nouveaux niveaux d'onction bien avant même qu'il eut expérimenté le Baptême du Saint-Esprit et parlé en langues. Il était déjà renommé pour son ministère de guérison et avait vu Dieu agir puissamment, bien avant même que l'on parle de la nouvelle expérience de la Pentecôte. À la différence de nous aujourd'hui, qui commençons essentiellement par le Baptême dans l'Esprit comme notre première réelle onction, pour Smith, c'était le point culminant de longues années de recherche et de faim de Dieu, et ainsi c'était beaucoup plus proche d'un réel "revêtement de puissance d'en-haut" du Nouveau Testament.
Smith Wigglesworth déclara  : "J'ai eu l'enseignement biblique de base parmi les Frères du Plymouth. J'ai marché au pas sous le sang et la bannière de feu de l'Armée du Salut, apprenant à gagner des âmes en plein air. J'ai reçu la deuxième bénédiction de sanctification et un cœur purifié dans l'enseignement de Reader Harris et la Ligue Pentecôtiste. J'ai réclamé le don de l'Esprit Saint par la foi en attendant dix jours devant le seigneur. Mais c'est à Sunderland-, en 1907, que je me suis mis à genoux devant Dieu et ai expérimenté Actes 2:4 ..." (Page 119). Il décrivit cette expérience comme suit : " Elle [Madame Boddy, la femme d'un ministre] a mis ses mains sur moi et a ensuite dû sortir de la pièce. Le feu est tombé. Cela a été un temps merveilleux alors que j'étais là seul avec Dieu. Il m'a baigné dans la puissance. J'ai eu la conscience d'être purifié par le sang précieux et je me suis écrié : 'Propre! Propre! Propre! ' J'ai été rempli de la joie de la conscience de la purification. J'ai reçu une vision dans laquelle j'ai vu le seigneur Jésus-Christ. J'ai contemplé la croix vide et je L'ai vu glorifié à la droite de Dieu le Père. Je ne pouvais plus parler en anglais, mais j'ai commencé à Le louer dans d'autres langues selon que l'Esprit de Dieu m'inspirait les mots. J'ai su alors, bien que j'aie reçu des onctions précédemment, que maintenant, enfin, j'avais reçu le réel Baptême dans le Saint-Esprit comme ils l'ont reçu le jour de la Pentecôte. "(Page 44). 


Après cette expérience, rien ne pouvait arrêter Smith Wigglesworth. Il était une flamme pour Dieu et le feu tombait partout où il allait. Il dit  : "Je crois que les ministres de Dieu doivent être les flammes de feu. Rien de moins que des flammes. Rien de moins que des instruments puissants, avec des messages ardents, avec des cœurs pleins d'amour. Ils doivent avoir une PROFONDEUR DE CONSÉCRATION, dans laquelle Dieu a pris la pleine charge du corps et il existe seulement dans le but de manifester la Gloire de Dieu. Un Baptême dans la mort dans laquelle la personne est purifiée et stimulée..." Il posséda certainement une audace, une hardiesse dont l'équivalent a rarement été vu dans la Chrétienté des temps modernes. Ce n'était pas rare pour lui d'annoncer à ses réunions  : "Chaque sermon que Christ a prêché était introduit par un miracle spécifique. Nous allons suivre Son exemple. La première personne dans ce grand auditoire qui se lèvera, quelle que soit sa maladie, je prierai pour cette dernière et Dieu le ou la délivrera." Et la première personne à se lever, même si c'était l'estropié le plus déformé, était guérie!
A une autre occasion typique, un homme s'avança pour la prière à cause d'une douleur à l'estomac et, en commandant à la douleur de partir, Wigglesworth donna un coup de poing à l'homme dans l'estomac si fort qu'il fut envoyé au milieu de la pièce (complètement guéri)! Ce genre de choses arriva plus d'une fois. Wigglesworth croyait qu'il fallait COMMANDER au malade d'être guéri au nom de Jésus. Sa foi était une foi sainte et agressive. C'était un homme "violent", prenant position contre le diable par la force. Et pourtant c'était aussi un homme de grande compassion -, ainsi que de grande autorité. Le diable le savait certainement quand Smith Wigglesworth arriva en ville! 


Un certain nombre de gens furent aussi littéralement ressuscités des morts sous le ministère de Smith. Voici son propre compte-rendu d'une de ces occasions : "Mon ami a dit: 'Elle est morte.' Il était effrayé. Je n'ai jamais vu un homme aussi effrayé dans ma vie. 'Que ferai-je?' a-t-il demandé. Il se peut que vous pensiez que ce que j'ai fait était absurde, mais je me suis étendu sur le lit et l'en ai retirée. Je l'ai portée à travers la chambre, l'ai mise debout contre le mur en la tenant, alors qu'elle était absolument morte. J'ai examiné son visage et j'ai dit: ' Au nom de Jésus je chasse cette mort. ' Du haut de sa tête jusqu'à ses pieds, son corps tout entier a commencé à trembler. ' Au nom de Jésus, je commande que vous marchiez, ' ai-je dit. J'ai répété: ' Au nom de Jésus, au nom de Jésus, marchez! ' Et elle a marché." (Page 59). Non seulement cette femme a t-elle été ressuscitée des morts, mais elle a été immédiatement guérie d'une maladie épouvantable aussi. Elle a commencé à témoigner aux gens de son expérience de mort et de sa restauration. Il a été enregistré que Smith Wigglesworth a ressuscité des morts 23 personnes en tout, au cours des années de son ministère.
Une fois, alors que Smith attendait à un arrêt d'autobus, une femme avait des difficultés à obtenir de son petit chien, qui la suivait, qu'il aille à la maison. D'abord elle essaya de le flagorner et de lui demander gentiment de rentrer à la maison. Mais après avoir essayé cela en vain, la femme tapa soudainement des pieds et dit sévèrement  : Rentre à la maison immédiatement! ' Le chien partit immédiatement à la maison, en prenant les jambes à son cou. 'C'est ainsi que vous devez traiter le diable ', dit Wigglesworth, assez fort pour que tous ceux qui attendaient à l'arrêt d'autobus pussent entendre. Et c'était son attitude envers le diable, à chaque moment de chaque jour nouveau. Il voyagea littéralement à travers le monde entier dans les années 1920 et 1930 et des milliers furent sauvés et guéris partout où il allait. Souvent il arrivait dans un endroit presqu'inconnu sans s'être annoncé, mais en quelques jours il y avait des milliers qui se pressaient pour l'entendre, la puissance de Dieu qui se manifestait à ses réunions était si forte. Dieu était vraiment glorifié partout il allait. 






C'était un homme qui marcha et vécut dans la présence même de Dieu. Et pourtant, par beaucoup d'aspects, c'était un homme très naturel, terre-à-terre. Et il n'avait pas peur non plus de déclarer des réprimandes sévères et imponctues. Son but était d'être dans une communion constante et intacte avec le Père. Il avait passé des heures et des jours à chercher ardemment Dieu dans ses premières années, mais plus tard, "Bien que sa vie ait été une combinaison de prière incessante et de louange, et chacun de ses mots et son œuvre, un acte d'adoration, il ne lui fut pas donné d'être dans des périodes prolongées de jeûne et prière." (Page 122). Au lieu de cela, il avait appris le secret d'être dans la communion continue et intime avec Dieu (parfois en se réfugiant calmement en lui-même à cette fin), même quand il se trouvait noyé parmi une foule de gens. Il marchait par la foi et était "dans l'Esprit" à tout moment. Ce fut le secret essentiel de son succès. Il dit : "Il y a deux aspects à ce Baptême : le premier est que vous possédez l'Esprit; le deuxième est que l'Esprit vous possède." (Voir 'The Life of Smith Wigglesworth' (la Vie de Smith Wigglesworth) par Jack Hywel-Davies). Il avait évalué le coût et tout était à Dieu. C'était un homme qui comprit vraiment l'AUTORITÉ DANS LA PIETE et Y MARCHA par la foi. Il dit : " 'Être rempli de l'Esprit,' c'est-à-dire, être FOURRÉ de l'Esprit, si rempli qu'il ne restera aucune place pour autre chose." Ce fut de cette façon qu'il vécut. Plein d'audace, plein de hardiesse, "rempli de foi et du Saint-Esprit."
A une occasion, il se rappela : "Je voyageais à Cardiff au Sud du Pays de galles. J'avais passé beaucoup de temps dans la prière durant le voyage. Le compartiment était rempli de gens que je savais non sauvés, mais comme il y avait tant de discussions et de plaisanteries, je ne pus pas placer un seul mot pour mon Maître. Comme le train s'approchait de la station, je pensai que je me laverais les mains ... et comme je retournais dans le compartiment, un homme bondit et dit : 'Monsieur, vous me convainquez de péché' et il se jeta à genoux séance tenante. Bientôt dans le compartiment entier, les gens s'écrièrent de la même façon. Ils dirent :'Qui êtes-vous ? Qu'est-ce que vous êtes? Vous nous convainquez tous de péché '..." (Stanley Frodsham, 'Smith Wigglesworth - Apôtre de la Foi ', page 80). Cet épisode me rappelle beaucoup un autre évangéliste plein d'audace, direct et oint - Charles G. Finney, qui s'était trouvé dans une occasion où, après un puissant Baptême du Saint-Esprit quelques années plus tôt, même des commentaires qu'il fit au passage, percèrent les gens au cœur de la conviction de péché. Il allait devenir un des plus grands Revivalistes de tous les temps (il mourut en 1875). 


Smith Wigglesworth insistait grandement sur la pureté et la sainteté, comme tous les vrais Revivalistes. Il disait : "Vous devez chaque jour élever le niveau. Vous devez renoncer à vous-mêmes pour faire des progrès avec Dieu. Vous devez refuser toute chose qui n'est pas pure et sainte. Dieu vous veut purs de cœur. Il veut que vous ayez un désir intense de sainteté... Deux choses vous feront sauter dans les promesses de Dieu aujourd'hui. L'une est la pureté et l'autre est la FOI, qui est embrasée de plus en plus PAR LA PURETÉ." (Page 125). Cette déclaration contient ce qui est probablement la clé du succès remarquable de Smith Wigglesworth en Dieu. Et c'est évidemment une clé dont il vaut bien la peine de se souvenir pour nous-mêmes aussi. Un autre point à se rappeler consiste en ce que Smith était très conscient des dangers de l'argent et se gardait soigneusement de la possibilité de l'avidité qui pouvait pénétrer dans son cœur. Il fut vraiment au-dessus de tout reproche dans ce domaine également.
C'est ma conviction que Smith Wigglesworth a été une sorte "de signe avant-coureur" direct du genre de ministères qui sont sur le point de surgir à notre époque. Je crois que les ministères apostoliques à venir, qui seront les porteurs du vrai réveil des derniers temps, combineront la foi audacieuse, accompliront les miracles de Smith Wigglesworth avec la prédication de Charles Finney produisant de profondes convictions de péché. Et ils agiront sous une puissante onction qui combinera le meilleur de ces deux types de ministères. Combien glorieux ces jours seront! Smith Wigglesworth lui-même mourut en 1946 à l'âge très avancé de 87 ans, restant une flamme de Dieu jusqu'à la fin. Qu'il soit un exemple pour nous tous.




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Global Outreach day: June 2nd 2012

 What would happen if the Good News of Jesus Christ were to be proclaimed in every nation on Earth on the same day? That's the vision of the Global outreach movement...i'll recommend you to listen to the video and visit their webpage...







http://globaloutreachday.com/




micro-reportage sur l'association "Gospel Vision"

"This is my beloved Son, with whom I am w...
"This is my beloved Son, with whom I am well pleased; listen to him." (Photo credit: e.r.w.i.n.)
micro-reportage sur l'association "Gospel Vision".

Les objectifs de la Gospel Vision Académie sont les suivants :
- offrir des ressources gratuites dans le domaine de l’évangélisation urbaine et apologétique au moyen d’enregistrements en vidéo.
- offrir de la formation dans le cadre de sessions où interviennent des ministères expérimentés dans certains domaines qui touchent à l’évangélisation (coaching et mentoring individuel).
- offrir des opportunités concrètes d’évangélisation sur le terrain (Impacts périodiques, Missions court terme de 15 jours, implantation de groupes d’évangélisation dans les églises locales).
- offrir l’accès à un réseau international, via Facebook « Franck Alexandre / Gospel Vision Troops ».
Plus de détail dans la vidéo ou sur leur site internet : http://www.gospelvisiontroops.org/  



Temoignage Franck Alexandre: Arraché aux ténèbres par Franck Alexandre



Interview Franck alexandre


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Qu'est ce que la jalousie de Dieu?

mercredi 23 mai 2012

Le Seigneur ton Dieu est un feu consumant, un Dieu jaloux.
Deut. 4. 24
Un Dieu jaloux ! Quand nous entendons cette parole, nous la classons vite parmi les notions périmées que les Juifs avaient de Dieu. Nous n'en sommes plus là heureusement depuis Jésus-Christ ! Nous sommes maintenant délivrés de ce Dieu barbare de l'Ancien Testament. Quel chrétien aujourd'hui songe à la jalousie de Dieu pour la craindre ? C'est peut-être déjà le raisonnement que tenaient les croyants auxquels écrivait l'auteur de l'épître aux Hébreux, puisqu'il est obligé de leur rappeler : « Notre Dieu est aussi un feu consumant. » Notre Dieu est aussi jaloux que celui de Moïse. Le Père de notre Seigneur Jésus-Christ n'est pas un autre Dieu que celui du Sinaï. Jésus-Christ n'est pas plus disposé à nous partager avec un autre que Yaveh de donner sa gloire à une idole et de collaborer avec Baal. Non seulement la jalousie de Dieu n'est pas une notion juive abolie par la nouvelle alliance, mais c'est au contraire en Jésus-Christ que nous comprenons la réalité, le sens et le bienfait de cette jalousie. Le vrai Dieu jaloux, c'est celui-là même qui a tant aimé le monde qu'il a donné son Fils unique.
source:http://morninglifemagazine.files.wordpress.com


Une remarque encore. Dans le langage courant, nous confondons souvent les mots de jalousie et d'envie. Nous disons d'une personne qu'elle est jalouse de sa voisine parce que cette voisine possède plus d'argent qu'elle. Or, c'est là un sentiment d'envie et nullement de jalousie. Et il va sans dire que la jalousie dont parle notre texte n'a jamais le sens d'envie, mais doit être comprise dans son sens le plus strict ; c'est le sentiment d'un homme pour la femme qu'il aime, quand cette femme appartient à un autre, ou partage son amour avec un autre.

Écoutons maintenant ce que signifie pour nous, dans notre vie, la jalousie de Dieu. Il n'y a guère dans la Bible d'expression plus littéralement saisissante et qui exprime mieux à elle seule toute l'attitude de Dieu à notre égard.
« Je t'ai aimée d'un amour éternel - Dieu a fait éclater son amour envers nous - Il nous a aimé le premier. » Ainsi, page après page, revient dans la Bible, la grande déclaration qui est le premier et le dernier mot de la Révélation, le fond de toutes choses, la raison dernière de notre existence et de notre salut : Dieu est amour. Il faut comprendre que cette déclaration est vraiment le premier et le dernier mot de la Bible. Quoi qu'elle nous dise, la Bible ne nous dit jamais rien d'autre que : Dieu est amour ; et elle n'a rien à nous annoncer de plus que l'amour de Dieu, c'est-à-dire de plus que Jésus-Christ. Seulement si la Bible ne nous dit que l'amour de Dieu, elle nous dit tout l'amour de Dieu, tous les aspects, toute la portée de cet amour. Et nous sommes si loin d'en savoir la gravité. Nous en avons fait, dans l'Eglise en particulier, je ne sais quelle réalité sirupeuse et adoucissante et quel refrain inopérant. Il est grand temps que nous prenions garde à ce que Moïse aujourd'hui nous déclare de cet amour.

« L'Éternel ton Dieu est un feu consumant, un Dieu jaloux. » Est-ce donc une autre parole que celle que le Seigneur adresse à Jérusalem. « Je t'ai aimée d'un amour éternel ? » Non pas. Ce ne sont pas là deux paroles, c'est la même parole. C'est l'autre aspect de la même Parole, l'envers du même message.

Qu'est-ce en effet que la jalousie ? Je ne puis la définir plus simplement que par l'exigence même de l'amour. Sans cette exigence, l'amour n'existe pas, l'amour n'est qu'indifférence. Un homme qui consent à ce que sa femme appartienne à un autre n'aime pas sa femme. S'il l'abandonne à un autre, s'il la partage, l'amour qu'il prétendait avoir pour elle n'était en réalité que de l'indifférence. C'est ainsi qu'une femme infidèle devra craindre son mari dans la mesure où elle se saura aimée par lui, alors qu'elle n'aura rien à craindre si elle se sait indifférente à son époux. C'est là ce que Moïse veut, aujourd'hui, nous rappeler : « Prenez garde, l'amour de Dieu est dangereux, parce qu'il est un véritable amour et non pas une indifférence, il est un amour éternel, insondable, absolu, et non pas une inclination passagère.

Le Seigneur ton Dieu est un Dieu jaloux, parce qu'il t'aime vraiment, parce qu'il est vraiment amour. » Ainsi la jalousie de Dieu (ou sa colère) n'est pas une restriction, une diminution de son amour, elle en est la réalité même. Parce qu'Il t'aime absolument, Dieu te veut absolument, Dieu t'exige exclusivement. Et c'est au contraire toute diminution de son exigence, tout apaisement de sa jalousie qui signifierait une diminution de son amour, toute restriction de la Loi qui serait une restriction de l'Évangile. Ici nous sommes vraiment au coeur de la Parole de Dieu, et nous comprenons pourquoi elle est toujours Loi en même temps qu'Évangile, volonté en même temps que don. Car, encore une fois (et je reviens toujours à cette image parce qu'elle est courante dans la Bible, et que personne ne peut dire qu'il ne la comprend pas), comment un homme peut-il aimer une femme et se donner à elle, sans vouloir cette femme, et sans la vouloir tout entière. Un véritable amour est celui qui donne tout, mais aussi demande tout, qui dit aussi bien : « Tu es à moi », que : « Je suis à toi » ! C'est ainsi que Dieu en nous donnant tout, en se donnant Lui-même (et c'est là Jésus-Christ, c'est là son amour, c'est là l'Évangile), Dieu nous demande tout, il nous veut nous-mêmes (et c'est là sa jalousie, c'est là sa Loi).

La Loi n'est donc pas autre chose que l'Évangile, pas plus que la jalousie n'est autre chose que l'amour. La Loi et l'Évangile sont liée comme la jalousie et l'amour. Cette Loi « Tu n'auras pas d'autres dieux » n'est que l'exigence de l'Évangile, la véritable signification de l'Évangile. Sans la Loi, l'Évangile n'est plus l'Évangile, de même que sans jalousie, sans exclusivisme, l'amour n'est plus l'amour. Parce que l'Évangile est absolu, la Loi est absolue. Parce qu'il n'y a dans l'amour de Dieu aucune réserve, aucun atome d'indifférence, parce qu'en Jésus-Christ, Dieu s'est donné Lui-même, comment supporterait-il de notre part la moindre réserve, comment ne nous demanderait-il pas nous-mêmes avec tout notre coeur, toute notre force et toute notre pensée ? À quoi d'ailleurs pouvons-nous reconnaître l'amour de Dieu, dans notre vie quotidienne, sinon à sa jalousie, sinon à ce qu'Il exige de nous à chaque instant ? « Le Saint-Esprit que Dieu a fait habiter en nous, nous réclame avec jalousie », dit l'apôtre Jacques. La mesure présente de son amour à chaque pas de ma journée, ce ne sont pas les belles idées que j'en puis avoir, c'est l'absolu de sa volonté, c'est cette réclamation jalouse du Saint-Esprit : « Soyez miséricordieux, comme je suis miséricordieux », « Aimez-vous comme je vous ai aimés ». La marque de la présence du Saint-Esprit dans notre vie, c'est notre soumission totale à la volonté de notre Sauveur, de sorte que son amour signifie pour nous actuellement la nécessité d'être coûte que coûte au rendez-vous qu'il nous assigne, la nécessité de le suivre quelles que soient nos autres occupations importantes, un boeuf à vendre, un voyage de noces à faire, un père à enterrer, un regard à jeter en arrière en tenant la charrue (vous connaissez la liste des excuses que donnent les invités au festin des noces). L'amour de Dieu ne tolère pas d'excuses, ne peut pas en tolérer ; car il ne serait plus alors qu'un demi-amour, il cesserait d'être l'amour éternel, l'amour absolu. C'est dans cette connaissance que Josué déclare au peuple d'Israël : « Vous n'aurez pas la force de servir le Seigneur, car c'est un Dieu jaloux », et que Paul demande aux Corinthiens :
« Voulons-nous provoquer la jalousie du Seigneur ? »

Si la jalousie est l'exigence de l'amour, il faut bien voir aussi qu'elle est le danger de l'amour, le risque de l'amour. L'amour ne serait plus l'amour, mais bien une contrainte automatique, s'il ne comportait pas ce risque, cette possibilité de perdre au lieu de sauver. Nous ne servirions pas par amour le Dieu d'amour si nous ne courions pas le risque à tout moment « d'enflammer sa jalousie », si nous n'en connaissions pas la menace. Les pierres et les plantes qui obéissent aux lois de la nature ne connaissent pas le risque de l'amour : ce sont des pierres et des plantes, mais le croyant, le nouvel homme créé en Jésus-Christ à l'image de Dieu, cet homme-là court en chacun de ses gestes le risque de l'amour, le risque définitif de la jalousie du Seigneur. Il n'y aurait pas de risque, si Dieu n'était pas amour ; il n'y aurait qu'à suivre le train de ce monde. Il n'y aurait jamais de décision à prendre, de choix qui nous engagerait. Tous les arrangements, toutes les excuses, tous les partages seraient possibles. Mais notre existence ne serait pas différente de celle d'une locomotive, ou d'une ardoise pour qui il n'y a évidemment pas de risque, pas de choix, pas d'enfer et pas de paradis.

L'amour de Dieu est un véritable risque. Cela veut dire qu'on ne plaisante pas avec lui, cela veut dire que cet amour si nous ne lui répondons pas, nous perd au lieu de nous sauver. II est inutile ici de chercher à se rassurer en se répétant que Dieu est amour, puisque justement là est le danger, le sérieux de notre situation. L'Écriture est formelle. L'Apocalypse parle de la colère de l'Agneau, de l'Agneau de Dieu qui ôte le péché du monde, de l'Agneau qui est l'expression unique et parfaite de l'amour éternel de Dieu ; colère qui n'est donc pas autre chose que l'amour, mais qui est cet amour même pour celui qui s'y soustrait et demeure dans l'incrédulité. Il ne fait pas bon se tenir en dehors de l'amour de celui qui nous aime, car si l'amour de Dieu est à l'intérieur douceur et tendresse infinies, à l'extérieur il est une flamme dévorante ; s'il est pour le croyant, pour celui qui se tient dans cet amour, vie éternelle, il est pour l'incroyant, pour celui qui se tient hors de cet amour, mort éternelle. La colère de l'Agneau n'est pas un jeu.

La jalousie de Dieu est aussi réelle, aussi éternelle que son amour. Il n'y a de salut possible par l'amour de Dieu que s'il y a une perdition possible par la jalousie de Dieu. Autrement tout sombre dans l'indifférence, dans la neutralité, dans l'athéisme. Notre vie perd toute espèce de sérieux. Il revient au même de croire ou de ne pas croire, d'être un homme ou un caillou. C'est pourquoi plusieurs Pères de l'Eglise et Luther ont eu raison de noter que l'enfer était aussi plein de l'amour de Dieu que le paradis. Tout ce qui existe, dans le temps et dans l'éternité, est à jamais soutenu et rempli par l'amour de Dieu. Satan lui-même en est enveloppé, et c'est là, oui, c'est là justement son supplice, d'être consumé par l'amour qu'il refuse et de n'en connaître ainsi que la jalousie, le feu dévorant. L'amour ne peut que perdre ce qui n'est pas amour. Il ne règne pas en enfer une autre loi que dans le paradis. Rien jamais n'échappe à Celui qui est amour. Mais l'amour éternel est la perdition éternelle de ceux qui le refusent. Si nous répétons souvent : « Dieu qui est amour ne peut tout de même pas perdre éternellement des hommes », nous ne savons pas de quoi nous parlons, puisque la souffrance des damnés, c'est justement que Dieu soit amour, puisque l'indifférence de Dieu pourrait seule les mettre à l'aise, puisque leur malheur, c'est d'être consumés par la jalousie de l'Éternel. Quand par sentimentalisme, nous nous plaignons de la jalousie de Dieu, quand nous refusons de courir le risque de son amour et d'admettre la possibilité de la perdition, ne sommes-nous pas nous-mêmes déjà comme les démons qui demandent à Dieu de les laisser tranquilles, de ne pas être amour, mais indifférence, et qui crient à Jésus : « Tu es venu poux nous perdre ! » N'est-ce pas alors que la bonne nouvelle de l'amour de Dieu n'est déjà plus pour nous que la mauvaise nouvelle de sa jalousie, tandis que la « mauvaise nouvelle » de sa jalousie ne devrait être pour nous que la bonne nouvelle de son amour ?

Comprenons-nous la gravité, le singulier risque qu'il y a à être aimé de Dieu ? Comprenons-nous pourquoi, à tant de reprise, Moïse et les prophètes et les apôtres nous répètent que notre Seigneur est un Dieu jaloux ? C'est dire que nul ici présent, que pas un d'entre nous ne peut échapper à celui qui nous déclare : « Je t'ai aimé d'un amour éternel », et que jamais rien au monde ne pourra effacer cette déclaration qui nous est faite en Jésus-Christ. Pour l'effacer, il faudrait que Dieu soit le Dieu des philosophes et des savants, et non le Dieu d'Abraham, le Dieu de Moïse et le Dieu de Jérémie. Nous sommes ici tombés dans les mains de celui qui est. amour, nous sommes tous devant l'Agneau de Dieu, tous devant Jésus-Christ. Il n'y a que Lui, partout.

Toute-puissance lui a été remise au ciel et sur la terre. Mais alors Lui, l'Agneau de Dieu, Lui, l'amour de Dieu, sera-t-il notre salut ou notre perte, notre béatitude ou notre supplice, telle est en cet instant la question de notre foi ou de notre incrédulité. Heureux ceux qui savent que c'est une chose terrible de tomber dans les mains de celui qui pardonne. Heureux ceux qui se laissent dire aujourd'hui : le Seigneur est jaloux de toi, le Seigneur te veut tout entier. Ceux-là connaîtront pour l'éternité et déjà connaissent la puissance et la douceur de son amour. Mais malheur à nous si le message de l'amour éternel de Dieu nous laisse indifférents, partagés, ou même nous rassure dans notre égoïsme. Malheur à nous si ce message n'est pas notre nouvelle naissance. Car nous n'empêcherons pas Dieu d'être amour, et cet amour d'être l'éternel tourment de notre égoïsme, le feu qui consumera notre alliance avec le Prince de ce monde.

Que maintenant donc notre seule consolation, notre seul espoir, notre seule joie dans la vie et dans la mort, soit d'appartenir au seul vrai Dieu, Père, Fils et Saint-Esprit, qui nous aime éternellement et qui est éternellement jaloux de nous.

ROLAND DE PURY
source: .regard.eu.org 

Pécheurs entre les mains d'un Dieu en colère: Jonathan Edwards

La Bible enseigne que pour ceux qui ne reconnaissent pas le sacrifice de Jésus Christ pour le pardon de leur péchés, la colère de Dieu demeure sur eux: Celui qui croit au Fils a la vie éternelle; celui qui ne croit pas au Fils ne verra point la vie, mais la colère de Dieu demeure sur lui. (Jean 3:36). Jonathan Edwards a été très critiqué pour avoir osé écrire ce sermon sur la colère de Dieu. Dans l'église contemporaine, ou l'accent est surtout mis sur l'amour de Dieu, ce sermon n'est pas toujours très bien reçu. Nous oublions souvent que Dieu, même si Il aime les pécheurs, ne peut tolérer leurs péchés et que sa colère demeure contre ceux qui ne se repentent pas et reconnaisent pas son fils comme étant leur seigneur et sauveur. Ce sermon est un classique et un des sermons les plus connus de Jonathan Edwards).


«A moi la vengeance et la rétribution, quand leur pied chancellera! Car le jour de leur malheur est proche, et ce qui les attend ne tardera pas.» (Deutéronome 32:35).





Sermon prêché à Einfield, Connecticut en 1741.
Ce verset menace les Israélites incrédules d'une manifestation de la vengeance divine, ils appartenaient au peuple visible de Dieu, et bénéficiaient des moyens de la grâce. Or, en dépit de toutes les oeuvres merveilleuses de Dieu à leur égard, ils demeuraient dépourvus de bon sens, «et il n'y avait point en eux d'intelligence» (v.28). Malgré tout le soin céleste dont ils faisaient l'objet, ils produisaient un fruit amer et empoisonné, comme l'indiquent les quelques versets précédant notre texte. Ce verset 35 en particulier semble suggérer plusieurs choses sur la destruction et le châtiment auxquels ces Israélites impies s'exposaient.

La destruction les menace continuellement

La chute guette à tout moment celui qui se place sur un terrain glissant. Nous en voyons ici l'indication dans la manière dont frappe la destruction: leur pied chancelle. La même idée ressort d'un autre passage: «Oui, tu les places sur des voies glissantes, tu les fais tomber et les mets en ruines. Eh quoi! en un instant les voilà détruits! ils sont enlevés, exterminés par une fin soudaine!» (Ps 73:18,19)
La destruction est soudaine et inattendue

L'homme qui marche sur une voie glissante ne peut prédire s'il sera tombé ou encore debout le moment suivant. Lorsque la chute survient, elle est soudaine et sans avertissement. C'est, là aussi, ce qui ressort du Psaume 73 déjà cité.

La chute de l'impie provient de lui-même
Nul besoin qu'un autre le précipite à terre. Son propre poids suffit à faire tomber celui qui se tient ou marche en un lieu glissant. il n'est pas encore tombé, ou ne tombe pas à l'instant présent, uniquement parce que l'heure fixée par Dieu n'est pas encore survenue. II est en effet parlé du «jour de leur malheur». Il existe un moment désigné par Dieu où leur pied chancellera, et alors ils seront abandonnés à une chute provoquée par leur propre poids. Dieu ne les soutiendra pas une seconde de plus, mais il les laissera à leur propre sort.

Alors, en cet instant précis, ces hommes glisseront inexorablement vers leur destruction, incapables de se retenir par leurs propres moyens Dès que tout appui disparaît, ils tombent immédiatement vers leur perdition. Notre texte enseigne une vérité importante: seul le bon vouloir de Dieu empêche les méchants de tomber immédiatement en enfer. Par bon vouloir, je veux parler de sa volonté souveraine, indépendante, libre de toute obligation et entravée par aucune sorte de difficulté. En dernier ressort, seul ce bon vouloir préserve, ne serait-ce qu'une seconde, les hommes méchants de la destruction. La vérité de cette remarque se manifeste dans les considérations suivantes.

Dieu ne manque pas de puissance

Il a à tout moment la capacité de jeter les méchants en enfer. Le bras de l'homme ne possède aucune force lorsque Dieu s'élève contre lui. Le plus puissant n'a pas les moyens de lui résister, et aucun ne peut délivrer de sa main. Dieu peut jeter les méchants en enfer le plus facilement du monde. Parfois, un roi de la terre rencontre de grandes difficultés dans ses efforts à assujettir un parti rebelle qui a pu s'armer et rallier un grand nombre de partisans.

Mais, aucune forteresse ne peut protéger de la puissance de Dieu. Même si ses ennemis s'associent en multitudes, il les met en pièce avec facilité, comme la tornade disperse un gros tas de paille, ou les flammes dévorent une immense quantité de chaume. il nous est aisé d'écraser le vermisseau qui rampe sur le sol, ou de rompre le fil de l'araignée. Il est tout aussi facile à Dieu, quand il le décide, de jeter ses ennemis en enfer. Que sommes-nous pour nous penser capables d'affronter Celui à la réprimande duquel la terre tremble, et devant qui les rochers se fendent?



Les hommes méritent l'enfer

Pour cette raison, la justice divine ne soulèvera pas d'objection à l'emploi de la puissance divine à tout moment pour les détruire. Bien au contraire, cette justice divine exige avec instance la rétribution de leurs péchés par un châtiment infini. Voyant l'arbre qui produit des fruits de la race de Sodome, elle dit: «Coupe-le: pourquoi occupe-t-il la terre inutilement?» (Luc 13:7) La justice divine brandit sans cesse son épée au-dessus de leur tête, et seule la main souveraine de la miséricorde et de la volonté de Dieu la retient.

Les hommes sont déjà condamnés à l'enfer

ils méritent effectivement d'y être justement jetés. En outre, la sentence de la loi de Dieu, cette règle de justice éternelle et immuable que Dieu a placée entre lui et l'humanité, s'élève contre eux et elle les condamne. En conséquence, ils sont déjà liés pour cette terrible destination. «Celui qui ne croit pas est déjà jugé» (Jean 3:18).

Ainsi donc, tout homme inconverti appartient à l'enfer. il vient de là: «Vous êtes d'en bas» (Jean 8:23), et c'est là sa destination, assignée par la justice de Dieu, par sa parole et par la sentence de son immuable loi.

L'homme est l'objet de la colère de Dieu

Cette même colère, exprimée par les tourments de l'enfer, se déploie déjà à l'encontre des incroyants ici-bas. S'ils ne tombent pas à l'instant en enfer, cela ne vient pas du fait que le Dieu à la merci duquel ils sont n'est pas en ce moment même en colère contre eux. Il l'est, tout autant qu'en regard aux multitudes de misérables créatures qui subissent et ressentent aujourd'hui la fureur de sa colère dans les tourments infernaux. En fait, il est bien plus en colère envers des multitudes d'hommes actuellement sur la terre, et même, sans aucun doute, envers plusieurs de mes lecteurs, qu'à l'encontre de beaucoup de ceux qui souffrent en ce moment dans les flammes infernales. Ce n'est pas parce qu'il ignore la méchanceté des impies, ou qu'elle ne lui est pas odieuse, que Dieu ne déploie pas sa main pour les retrancher. il ne leur ressemble pas, bien qu'ils se l'imaginent. Sa colère se consume contre eux. Leur damnation ne sommeille pas, mais l'abîme se prépare, le feu attend et la fournaise rougeoie, prête à les recevoir. L'épée étincelante aiguisée les surplombe, et l'abîme s'est ouvert au-dessous d'eux.

Le diable les guette

il est prêt à s'abattre sur eux et à s'en saisir dès l'instant où Dieu le lui permettra. ils lui appartiennent. il a leur âme en sa possession et les tient sous sa domination. L'Ecriture parle des méchants comme des «dépouilles» de Satan (Luc 11:22). Les démons veillent sans cesse aux côtés des impies, aux aguets comme des lions dévorants et affamés, actuellement retenus, mais qui s'attendent à déchirer leur proie. Si Dieu retirait la main qui les restreint, ces démons s'abattraient en un instant sur ces pauvres âmes. Le vieux serpent d'Eden les guette, l'enfer ouvre sa bouche béante pour les recevoir. Si Dieu le permettait, ses ennemis seraient rapidement avalés et perdus.


Des principes infernaux règnent dans leur âme

Ces élans s'élèveraient immédiatement en flammes d'enfer si les restreintes imposées par Dieu disparaissaient. il repose dans la nature même de l'homme naturel une fondation pour les tourments de l'enfer. Ces principes corrompus renferment la puissance dominatrice et le potentiel qui en font des semences du feu infernal. II s'agit de principes actifs et puissants, extrêmement violents dans leur nature. Si Dieu ne les restreignait pas, ils dépasseraient très rapidement toutes limites. Ils s'enflammeraient comme le font des corruptions similaires et une inimitié semblable dans le coeur des âmes damnées, et ils engendreraient les mêmes tourments que ces dernières souffrent en enfer.

L'Ecriture compare l'âme des méchants à la mer agitée «qui ne peut se calmer» (Esaie 57:20). Dans le temps présent, Dieu restreint leur méchanceté par sa grande puissance, comme il le fait avec les flots tumultueux de la mer à qui il dit: «Tu viendras jusqu'ici, tu n'iras pas au-delà.» Mais, s'il ôtait cette puissance de restreinte, la méchanceté des impies aurait tôt fait d'emporter tout devant elle. Le péché est la ruine et la misère de l'âme. ll porte la destruction dans sa nature, et si Dieu le laissait déchaîné, rien d'autre ne rendrait l'âme aussi parfaitement misérable. La corruption du coeur de l'homme ne connaît ni modération ni limite dans sa fureur. Tant que l'incroyant vit sur la terre, cette corruption est comme un feu refoulé par les restreintes de Dieu. Sinon, elle mettrait à feu et à sang le cours même de la nature. Puisque le coeur est aujourd'hui le récipient du péché, une fois libre de toute restreinte, il transformerait immédiatement l'âme en un four enflammé, en une fournaise de feu et de soufre.


Les hommes n 'ont pas de sécurité

Ils sont en danger, même quand rien ne l'indique. Sa santé n'offre pas de sécurité à l'homme. II court un terrible danger, même s'il ne voit pas comment il pourrait

soudainement quitter ce monde, ou s'il ne perçoit pas de danger visible dans ses circonstances. L'expérience continuelle et multiple des siècles montre que l'homme n'a aucun gage d'assurance de ne pas être à la porte même de l'éternité, et d'être soudain propulsé dans un autre monde. Les manières imprévisibles et inattendues par lesquelles les hommes quittent ce monde sont innombrables et inconcevables. Les inconvertis marchent au-dessus de la bouche même de l'enfer. Une plaque pourrie recouvre cet abîme, si faible en tant d'endroits qu'elle soutient à peine leur poids. L'homme ne voit pas ces faiblesses. Les flèches de la mort volent invisibles en plein jour, et même l'oeil le plus perçant ne les décèle pas. Dieu possède quantité de façons différentes et insondables pour ôter les méchants de ce monde et les envoyer en enfer. il n'a pas besoin d'un miracle ou de sortir du sentier ordinaire de la providence pour détruire n'importe quel homme impie à tout moment.

Tous les moyens pour ôter les pécheurs de ce monde sont tellement et si absolument soumis à sa puissance et à sa décision, qu'il n'en dépend pas moins du simple bon vouloir divin de les envoyer en enfer que s'il n'utilisait jamais de moyens.


La prudence et le soin de l'homme ne le protègent pas

Qu'il les exerce lui-même pour préserver sa propre vie, ou que d'autres les déploient pour lui, ces choses ne lui apportent pas un instant de sécurité. La providence divine et l'expérience universelle portent aussi témoignage à la vérité de cette déclaration. L'évidence est claire. La sagesse de l'homme ne lui procure aucune sécurité en regard à la mort. Sinon, les sages et les grands de ce monde seraient moins susceptibles à une mort précoce et inattendue que les autres hommes. Qu'en est-il pourtant dans les faits? «Eh quoi! le sage meurt aussi bien que l'insensé!» (Ecclésiate 2:16).
Tout effort pour échapper à l'enfer est vain
Les hommes prennent beaucoup de peines et usent de beaucoup d'artifices pour échapper à l'enfer, tout en rejetant Christ et en demeurant dans leur méchanceté. Tous ces efforts ne les protègent pas un instant de la destruction.

Presque tout homme naturel, en entendant parler de l'enfer, se flatte d'y échapper. il trouve sa propre sécurité en lui-même, et s'appuie en ce qu'il a accompli, en ce qu'il fait, et en ce qu'il a l'intention d'entreprendre. Chacun échafaude des arguments sur la manière dont il évitera la damnation. il se félicite de bien réussir en ce qui le concerne, et pense que ses efforts ne lui feront pas défaut.

Oui, on dit que peu de gens sont sauvés, et que la plus grande partie de l'humanité déjà passée est allée en enfer, mais chacun s'imagine qu'il a mieux préparé sa sauvegarde que ses prédécesseurs. il n'envisage pas de finir dans ce lieu de tourments. Il détermine en son for intérieur de prendre un soin efficace de soi-même et de se débrouiller pour assurer sa réussite.

Mais ces insensés se trompent dans leurs plans et dans leur confiance en leurs propres forces et en leur sagesse. ils ne s'appuient que sur une ombre. La plus grande part de ceux qui ont vécu jusqu' ici, au bénéfice des mêmes moyens de grâce, sont de toute évidence ailés en enfer. Etaient-ils moins sages ou moins occupés à assurer leur propre salut? Si nous pouvions leur demander, chacun en particulier, s'ils s'attendaient, en entendant de leur vivant parler de l'enfer, à devenir les objets de cette misère, ils répondraient tous sans exception: «Non, j'avais prévu les choses différemment dans mon esprit. Je pensais me débrouiller bien et que mes plans avaient de la valeur. Je prenais grand soin de ces choses, mais ce sort survint de manière inattendue. Je ne l'attendais pas à ce moment-là, ni de cette manière-là. La mort est venue comme un voleur dans la nuit. La colère de Dieu avait trop de rapidité pour moi. Oh, quelle bêtise insensée me contrôlait! Je me félicitais et m'endormais par des rêves vains de ce qui devait m'arriver. Et alors que je disais: Paix, paix, la destruction soudaine s'est abattue sur moi.»

Dieu n 'est sous aucune obligation il n'a donné aucune promesse à l'homme naturel de le préserver un seul instant de l'enfer. il n'a certainement fait aucune promesse, soit de vie éternelle, soit de préservation ou de délivrance de la mort éternelle, si ce ne sont celles de l'alliance de la grâce. Toutes les promesses sont en Christ, car c'est en lui qu'est le oui.

Toutefois, ceux qui ne sont pas enfants de l'alliance n'ont certainement pas de part dans les promesses de l'alliance. ils ne croient aucune de ses promesses, et ils n'en aiment pas le Médiateur.

Certains ont imaginé ou prétendu toutes sortes de choses pour les promesses faites en rapport aux efforts sincères de 1' homme dans sa recherche du salut (celui qui cherche, et celui qui frappe, etc.). il est toutefois clair et manifeste que, jusqu'à ce qu'il croie en Christ, tous les efforts de l'homme naturel en matière de religion, ainsi que toutes ses prières, ne placent Dieu sous aucune obligation de le préserver une seule seconde de la destruction éternelle.

Ainsi donc, l'on peut dire que la main de Dieu tient l'homme naturel au-dessus de l'abîme infernal. il a mérité d'y être précipité par ses terribles provocations à l'encontre de Dieu. Sa condamnation est un fait accompli, et la colère divine à son égard n'est pas moindre que celle dont l'exécution frappe les hommes déjà parvenus dans le lieu des tourments éternels.

L'homme naturel (qui ne croit pas encore en Christ) n'a absolument rien fait pour apaiser et calmer cette colère. Dieu ne s'est nullement lié par une promesse de le garder un seul instant.


Le diable l'attend, l'enfer s'apprête à le recevoir, et ses flammes l'enveloppent déjà dans leur désirée le saisir et de le dévorer. Le feu infernal qui couve en son coeur lutte pour s'extérioriser. Un tel homme n'a aucun intérêt ni part en Jésus-Christ le Médiateur. il n'a donc aucun moyen à sa portée qui puisse lui procurer une quelconque sécurité.

Bref, l'homme impie, l'homme méchant, l'homme sans Christ n'a aucun refuge dont il peut se prévaloir. La seule raison pour laquelle il n'est pas précipité à tout moment dans la perdition éternelle provient de la volonté souveraine et de la tolérance miséricordieuse et extraordinaire d'un Dieu courroucé.

Un sujet tellement affreux devrait éveiller 1' inconverti Ces vérités s'appliquent à quiconque n'appartient pas à Christ. Ce monde de misère, cet étang de feu et de soufre, s'ouvrent au-dessous de vous, il s'agit du terrible abîme des flammes ardentes de la colère de Dieu, de la gueule béante de l'enfer. Et aucune base ni aucun appui ne vous soutient. Seul le vide vous sépare de cette destruction, et seul le bon vouloir de Dieu vous empêche d'y être précipité. Il est peu probable que vous le réalisiez clairement. Vous voyez effectivement que vous n'êtes pas encore en enfer, mais vous n'en décelez pas la vraie raison. Vous pensez que votre bonne constitution physique ou votre hygiène de vie vous protègent. En fait, ces choses ne sont rien. Si Dieu retirait sa main, tous vos efforts ne vous empêcheraient pas plus de tomber dans l'abîme que l'air qui vous environne.

Votre impiété vous donne le poids du plomb, et tout votre être tend vers le bas, vers l'enfer. Si Dieu vous laissait aller, vous plongeriez immédiatement et rapide-ment dans ce gouffre sans fond. Vos soins et votre prudence, tous vos artifices et votre propre justice ont, pour vous garder de l'enfer, l'influence qu'a une toile d'araignée pour retenir la chute d'un rocher.

La terre refuserait de vous supporter si la volonté souveraine de Dieu ne vous préservait, car vous lui êtes un fardeau. La création soupire à cause de vous car elle est soumise contre son gré à la servitude de votre corruption. Le soleil ne vous éclaire pas volontiers de sa lumière, car vous servez le péché et Satan. La terre ne produit pas son fruit volontiers pour satisfaire vos convoitises. Elle ne vous offre pas de plein gré le cadre pour commettre vos actes de méchanceté.

L'air ne se prête pas volontiers pour vous servir de souffle, alors que vous passez votre vie à servir les ennemis de Dieu. La création de Dieu est bonne et doit servirl'homme à servir Dieu. Elle ne se prête pas de tout coeur à un autre dessein, mais elle soupire quand on l'assujettit à des buts si contraires à sa nature et à son dessein d'origine. Le monde vous cracherait de sa sphère si la main souveraine de Celui qui l'a soumis à la vanité dans l'espérance ne vous protégeait.

Les sombres nuages de la colère de Dieu vous surplombent en ce moment même, emplis de fureur, et ils éclateraient sans retard si la main de Dieu cessait de les restreindre. Le souverain bon vouloir de Dieu empêche pour l'instant ses vents impétueux de s'abattre sur vous, ou la destruction vous emporterait comme une tornade. Vous ressembleriez alors à la paille que le vent soulève après la moisson d'été.


La colère de Dieu ressemble à une grande masse d'eau retenue par un barrage. Elle ne cesse d'augmenter et de s'élever, jusqu'au jour où une brèche lui permet de s'écouler. Plus on arrête le ruisseau qui l'alimente, plus le flot en sera rapide et puissant au jour de sa libération. Oui, le jugement mérité par vos oeuvres mauvaises n'a pas encore été exécuté. Le déluge de la vengeance de Dieu a été retenu jusqu'ici. Mais votre culpabilité ne cesse d'augmenter, et vous vous amassez chaque jour un trésor de colère. Les eaux montent et gagnent en puissance. Seul le bon vouloir de Dieu les retient. Elles veulent s' abattre sur vous et pressent fort pour s'écouler. Si Dieu ôtait sa main de la vanne, celle-ci s'ouvrirait violemment et immédiatement, et le déluge bouillant de la fureur de la colère divine s'y engouffrerait avec une furie inconcevable. Cette colère s'abattrait sur vous avec une force toute-puissante. Même avec dix mille fois plus de forces que vous n'en possédez actuellement, oui, et dix mille fois davantage que le plus intrépide et enragé des démons de l'enfer, vous ne pourriez pas faire face à cette colère.
L'arc en est tendu et la flèche déjà en place. La justice la pointe droit vers votre coeur. Seul le bon vouloir de Dieu, de ce Dieu en colère, qui n'a rien promis et qui est libre de toute obligation, empêche cette flèche de s'énivrer de votre sang à tout moment.

Ainsi donc, vous tous qui n'avez jamais connu le changement de coeur qu'opère le Saint-Esprit par sa grande puissance; vous qui n'êtes pas devenus de nouvelles créatures, nées de nouveau, ressuscitées de la mort du péché à une nouveauté de vie; vous tous, dis-je, êtes entre les mains d'un Dieu en colère.

Peu importe la multiplicité de vos réformes, seul le bon vouloir de Dieu vous empêche d'être à l'instant engloutis par une destruction éternelle. Vos expériences religieuses, l'observation d'une certaine forme de religion ou vos prières ne vous délivreront pas.

Si mes propos ne vous convainquent pas en ce moment, le jour vient bientôt où vous en serez totalement persuadés. Ceux qui vous ressemblaient, et qui vous ont précédés hors de cette vie, en voient la réalité aujourd'hui. La destruction s'est abattue brusquement sur la plupart d'entre eux. ils ne s'attendaient à rien. «Paix et sécurité», disaient-ils, mais ils voient maintenant la futilité de leurs appuis pour trouver leur paix et leur sécurité.


Le Dieu qui vous retient suspendu au-dessus de l'abîme infernal éprouve une infinie aversion à votre égard, tout comme l'on tient un insecte répugnant au-dessus du feu. Vous avez terriblement provoqué sa colère, et celle-ci brûle comme un feu àvotre encontre. Vous méritez seulement d' être précipité dans le feu. Les yeux de Dieu sont trop purs pour supporter la vue que vous leur offrez, et vous lui paraissez dix mille fois plus abominable que le serpent le plus venimeux. Vous l'avez offensé, infiniment plus que ne l'ajamais fait le plus entêté des rebelles à l' égard de son prince. Pourtant, seule sa poigne vous empêche à tout moment de tomber dans le feu.

Elle seule vous a gardé de l'enfer la nuit dernière et vous a permis d'ouvrir ànouveau les yeux en ce monde après les avoir fermés dans le sommeil. Elle seule vous a préservé des tourments éternels depuis votre réveil.

De même, aucune autre raison ne vous a protégé de l'enfer depuis le début de votre lecture. Lors même que je vous parle, vous provoquez Dieu à la colère par la manière méchante et coupable dont vous réfléchissez à un sujet si solennel Non, absolument aucune autre raison n'explique le fait que vous ne tombiez pas à l'instant même dans la gueule béante de l'enfer.

Oh pécheur inconverti! Réfléchissez au danger effrayant que vous courez. il y aune grande fournaise de colère, un abîme large et sans fond, un feu ardent de colère, au-dessus desquels la main de Dieu vous retient Sa colère s'élève et brûle contre vous tout autant qu'elle s'acharne contre les damnés qui déjà peuplent l'enfer.


Seul le fil ténu de la miséricorde divine vous retient, alors que les flammes infernales font rage tout autour de vous, prêtes à tout moment à consumer ce lien. Rien de ce que vous avez accompli, ni rien de ce que pouvez jamais accomplir, ne peut repousser la flamme et amener Dieu à vous préserver une seconde de plus qu'il ne le décide.

C'est la colère du Dieu infini


Si ce n'était que le courroux d'un homme, même un puissant prince, vous pourriez la regarder comme insignifiante en comparaison. La colère des rois est à craindre, surtout s'il s'agit de monarques absolus, au bon vouloir de qui les possessions et la vie des sujets sont entièrement assujetties.

«La terreur qu'inspire le roi est comme le rugissement d'un lion; celui qui l'irrite pèche contre lui-même» (Prov 20:2). L'homme qui irrite grandement un prince autoritaire risque fort de subir les plus extrêmes tourments conçus par les artifices humains, ou que le pouvoir de l'homme peut infliger.

Pourtant, le plus grand des potentats sur cette terre, dans sa plus grande majesté, et enveloppé de sa plus redoutable terreur, n'est qu'un faible et méprisable vermis-seau comparé au grand et tout-puissant Créateur et Roi du ciel et de la terre. Même au plus fort de sa rage, ce monarque terrestre doit se contenter de peu, après avoir exercé toute l'ardeur de sa furie. Tous les rois de la terre ne sont devant Dieu que des sauterelles, rien, et même moins que rien. Le Roides rois ne daigne pas même prendre garde à leur amour ou à leur haine. Sa colère est bien plus terrible, dans la mesure où sa majesté surpasse la leur. «Ne craignez pas ceux qui tuent le corps et qui... ne peuvent rien faire de plus... Craignez celui qui, après avoir tué, ale pouvoir déjeter dans la géhenne... c'est lui que vous devez craindre» (Luc 12:4-5).


L'ardeur de sa colère

L'Ecriture parle souvent de la fureur de Dieu. «II rendra à chacun selon ses oeuvres, la fureur à ses adversaires, la pareille à ses ennemis»; «Car voici, l'Eternel arrive dans un feu, et ses chars sont comme un tourbillon; il convertit sa colère en un brasier, et ses menaces en flammes de feu» (Esaie 59:18; 66:15). De même, nous lisons de «la cuve du vin de l'ardente colère du Dieu tout-puissant» (Apocalypse 19:15).

II s'agit de paroles d'une extrême terreur. Si seulement il était dit: «la colère de Dieu», ces mots indiqueraient déjà une horreur infinie, mais il est dit: «L'ardente colère du Dieu tout-puissant» La fureur de l'Eternel! Comme cela doit être terrible! Qui peut exprimer ou concevoir tout le sens de ces expressions!

C'est également «l'ardente colère du Dieu tout-puissant», comme si sa force toute-puissante allait se manifester dans l'effet de l'ardeur de cette colère. Son omnipotence est, pour ainsi dire, enragée. Qu'en sera la conséquence? Qu'adviendra-t-il des minuscules vermisseaux qui vont l'endurer? Quelle est la main dont la force suffit? Jusqu'à quelle terrible, indicible et inconcevable profondeur de misère s'enfoncera la pauvre créature qui en subit les assauts!

Réfléchissez à cela, vous qui demeurez inconvertis. Le fait que Dieu exécutera l'ardeur de sa colère laisse entendre qu'il en infligera le châtiment sans aucune pitié. Votre extrémité est terrible car les tourments qui vous attendent n'ont aucune commune mesure avec votre force.

Mais, lorsqu'une tristesse infinie écrasera et engloutira pour ainsi dire votre pauvre âme, Dieu n'aura aucune compassion à votre égard. il ne retardera pas l'exécution de sa colère, ni ne retiendra-t-il le poids de sa main. Vous ne bénéficierez d'aucune modération, ni de la moindre miséricorde. Dieu ne calmera pas la fureur de sa tempête. II ne se souciera pas de l'acuité de vos souffrances.

Il veillera seulement à ce que vous ne souffriez pas au-delà des exigences de la justice, il ne vous épargnera rien en raison de votre incapacité à le supporter. «Moi aussi, dit-il, j'agirai avec fureur; mon oeil sera sans pitié, et je n'aurai point de miséricorde; quand ils crieront à haute voix à mes oreilles, je ne les écouterai pas» (Ezéchiel 8:18).

Aujourd'hui, Dieu est encore prêt à avoir pitié de vous, car c'est encore un jour de grâce. Vous pouvez crier vers lui en ce moment même, et avoir quelque espoir d'obtenir miséricorde. Mais, dès la fin du jour de grâce, vos plus lamentables cris et vos plus douloureux hurlements seront vains.

Vous serez entièrement perdus et rejetés loin de Dieu, hors de son action bénéfique. Votre être continuera d'exister dans le seul but de souffrir la misère, car vous serez un vase de colère réservé pour la destruction. Votre seul service consistera à être empli à ras-bords de sa colère. Loin de prendre en pitié vos cris vers lui, Dieu se rira de votre malheur, il se moquera quand la terreur vous saisira, selon les paroles de l'Ecriture (Proverbes 1:25).

Comme les paroles du grand Dieu que nous rapporte Esaïe sont terribles: «Je les ai foulés dans ma colère, je les ai écrasés avec ma fureur; leur sang a rejailli sur mes vêtements, etj'ai soufflé tous mes habits» (63:3). Il est impossible de concevoir une pire manifestation de mépris, de haine et d'une ardente indignation. Tellement loin de prendre en pitié vos supplications, ou de vous manifester le moindre regard d
e faveur, Dieu se contentera de vous fouler aux pieds.

Bien qu'il vous sache incapables de supporter le poids se son omnipotence, il ne s'en souciera pas. Il vous écrasera sans miséricorde. II vous haïra et vous tiendra en un parfait mépris. Seule la boue des rues que l'on foule aux pieds daignera vous recevoir.


La misère à laquelle vous vous exposez

Dieu y démontre la nature de sa colère. II veut manifester devant tout l'univers l'excellence de son amour et la terrible intensité de sa colère. Les rois de la terre démontrent parfois l'ardeur de leur colère par l'étendue des châtiments qu'ils infligent à leurs adversaires.

Nébucadnetsar, ce puissant et arrogant monarque de l'empire chaldéen, manifesta sa grande colère à l'encontre des Hébreux, en donnant ordre de chauffer la fournaise sept fois plus qu'il ne convenait, II s'agissait là de l'ardeur la plus intense que la technique de l'homme pouvait alors atteindre.

Le grand Dieu a aussi décidé de déployer sa colère et d'exalter sa terrible majesté et sa toute-puissance par les extrêmes souffrances de ses ennemis. «Et que dire, si Dieu, voulant montrer sa colère et faire connaître sa puissance a supporté avec une grande patience des vases de colère prêts pour la perdition?» (Romains 9:22).

Son dessein déterminé consiste à manifester la terreur de sa colère débridée et la nature de son ardente fureur. fi accomplira donc ce qu'il a promis. fi se prépare quelque chose d'horrible à contempler, et qui s'accomplira certainement. Le grand Dieu en colère exécutera sa terrible vengeance sur le pécheur impénitent. Le misérable subira effectivement la puissance et le poids infinis de son indignation. Alors, l'univers entier contemplera la terrible majesté et la toute-puissance qui se déploieront dans un tel jugement.


«Les peuples seront des fournaises de chaux, des épines coupées qui brûlent dans le feu. Vous qui êtes loin, écoutez ce que j'ai fait! Et vous qui êtes près, sachez quelle est ma puissance! Les pécheurs sont effrayés dans Sion, un tremblement saisit les impies... » (Esaie 33:12-14).

II en sera donc ainsi de vous si vous demeurez inconverti. La force infinie, la majesté et la terreur du Dieu omnipotent s'exalteront en vous par l'indicible intensité des tourments que vous subirez en présence des saints anges et de l'Agneau. A la vue des souffrances qui s'empareront de vous, les glorieux habitants célestes se prosterneront et adoreront la grande puissance et l'infinie majesté du Tout-Puissant.

«A chaque nouvelle lune et à chaque sabbat, toute chair viendra m'adorer, dit l'Eternel. Et quand on sortira, on verra les cadavres des hommes qui se sont rebellés.

contre moi; car leur ver ne mourra point, et leur feu ne s'éteindra point; et ils seront pour toute chair un sujet d'horreur» (Esaie 66:23, 24).

L'ardente colère du Tout-Puissant est éternelle


II serait déjà terrible de l'endurer un seul instant, mais il vous faudra la subir pendant toute l'éternité. Cette misère aigüe et horrible n'aura pas de fin. En levant les yeux vers l'avenir, vous n'y verrez qu'une durée sans limite qui engloutira vos pensées et frappera votre âme d'ébahissement

Un parfait désespoir de ne jamais connaître de délivrance ou quelque adoucissement s'emparera de vous. La certitude vous habitera de devoir endurer cette vengeance impitoyable et toute-puissante des siècles sans fin, des millions de millions de siècles. Et même alors, vous saurez qu'ils ne représentent qu'un souffle ce qui vous attend. Oui, votre châtiment sera réellement infini.

Oh, qui peut exprimer l'état de l'âme en de telles circonstances! Toute parole ne donne qu'une faible et pâle représentation. Un tel sort est indicible et inconcevable, car qui prend garde à force de la colère de Dieu?

En quel terrible état vivent ceux qui, chaque jour et chaque heure, courent le danger de cette grande colère et de cette infinie misère! C'est pourtant l'état de toute âme qui aujourd'hui n'est pas encore née de nouveau, quelque soit sa moralité, sa rectitude et sa religiosité.

Oh, je vous supplie de réfléchir, que vous soyez jeune ou non! II y a toutes raisons de penser que vous, qui lisez ces lignes, subirez réellement pour toute l'éternité la misère ici décrite. Je ne sais pas qui vous êtes, ni où vous vous trouvez, ni quelles sont vos pensées. Peut-être vous sentez-vous à l'aise, et mes paroles ne vous inquiètent pas. Elles ne s'appliquent pas à vous, pensez-vous, et vous vous assurez de pouvoir échapper à un tel sort.

Comme il est terrible de se dire qu'un de mes lecteurs, un seul, subira un tel châtiment! Et quel horrible spectacle que de connaître cette personne! Tout le monde élèverait sûrement un cri lamentable et amer à son sujet. Hélas, ce n'est pas un, mais sans doute plusieurs, qui se rappelleront mes propos en enfer! Et il serait étonnant si certains n'y seront pas bientôt, tout au moins avant que l'année ne se termine.

Je ne m'étonnerais même pas si vous, qui m'écoutez en ce moment, tranquilles et en bonne santé, ne soyez partis d'ici demain matin. De toute façon, ceux d'entre vous qui continueront à vivre sans Christ, et demeureront hors de l'enfer le plus longtemps, y arriveront cependant avant peu! Votre damnation ne sommeille pas, mais elle vient rapidement et, en toute probabilité, elle s'abattra sur beaucoup de vous très soudainement.

Vous avez de quoi vous étonner de ne pas être déjà en enfer. Beaucoup de vos connaissances y sont sans aucun doute, sans l'avoir mérité plus que vous. Ils paraissaient tout aussi vivants que vous n'en avez l'air, mais ils hurlent aujourd'hui, aux prises avec une extrême misère et un parfait désespoir.

Pour vous, qui êtes toujours vivant, vous entendez parler de Dieu, et vous avez ici l'occasion d'obtenir le salut. Que ne donneraient pas ces pauvres âmes damnées pour une seule occasion comme celle qui vous échoit en ce moment!

Vous vivez donc une occasion extraordinaire, un jour où Christ ouvre toute grande la porte de la miséricorde, il s'y tient et appelle les pauvres pécheurs avec une forte voix. C'est un jour où beaucoup s'approchent de lui et entrent dans le royaume de Dieu. Ils viennent de l'est, de l'ouest, du nord et du sud. ils sortent de la misérable condition où vous-même gisez, et ils entrent dans un état de félicité, le coeur empli d' amour à l'égard de Celui qui les a aimés et les a lavés de leurs péchés par son propre sang se réjouissent dans l'espérance de la gloire de Dieu. Quelle horreur de rester en arrière en un tel jour, à voir les autres attablés au banquet, et de dépérir dans la perdition! Quel malheur de voir les autres se réjouir, alors que seule la tristesse habite votre coeur, et que votre esprit hurle de frustration! Comment pouvez-vous supporter une telle condition un instant de plus? Votre âme n'est-elle pas précieuse à vos yeux?

Ne faites-vous pas partie de ceux qui ont vécu depuis longtemps dans ce monde, sans être toutefois nés de nouveau? Vous êtes étranger aux alliances de la promesse et, depuis le jour de votre naissance, vous vous amassez des trésors de colère.

Oh, mes amis, votre cas est extrêmement dangereux. Votre culpabilité et la dureté de votre coeur sont très grandes. Ne voyez-vous pas comment cette présente et remarquable bénédiction de la miséricorde de Dieu laisse indifférents beaucoup de vos semblables? II vous faut réfléchir à votre cas, et vous éveiller de votre sommeil. Vous ne pouvez pas supporter l'ardente colère du Dieu infini.

Et vous, jeunes gens et jeunes femmes, négligerez-vous ce moment précieux dont vous jouissez actuellement, à l'écoute de cette invitation de Christ? Pour vous, en particulier, c'est une occasion extraordinaire. Mais, si vous la négligez, vous ne tarderez pas à ressembler à ceux qui ont passé toute leur précieuse jeunesse dans le péché, et qui gisent maintenant dans la cécité et la dureté.

Et vous, les enfants encore inconvertis, ne savez-vous pas que vous allez vers l'enfer, et que vous supporterez l'effroyable colère de ce Dieu qui est aujourd'hui sans cesse en colère contre vous? Vous contenterez-vous d'être les enfants du diable, en un jour où tant d'autres dans cette contrée se convertissent et deviennent les saints et heureux enfants du Roi des rois?


Que celui qui n'appartient pas à Christ, qui pend au-dessus de l'abîme de l'enfer, quelque soit son âge, écoute les appels retentissants de la Parole et de la providence de Dieu. Cette année de grâce du Seigneur, ce jour de si grande faveur pour les uns, sera sans aucun doute le temps d'une vengeance remarquable à l'égard des autres.

Le coeur de l'homme s'endurcit, et sa culpabilité s'accroît rapidement s'il néglige son âme. Ces gens n'ont jamais couru un plus grand danger de se voir abandonnés à la dureté de leur coeur et à la cécité de leur esprit. Dieu rassemble ses élus de partout. L'élection recevra, et le reste sera aveuglé. Si vous refusez mes paroles, vous maudirez à tout jamais le jour où vous m'avez écouté, et celui de votre naissance. Vous souhaiterez être mort et être allé en enfer avant le jour présent

Il en est sûrement aujourd'hui comme du temps de Jean-Baptiste, où la cognée est mise d'une manière extraordinaire à la racine des arbres. Tout arbre qui ne porte pas de bons fruits sera coupé et jeté au feu.

Alors, que tous ceux qui aujourd'hui n'appartiennent pas à Christ s'éveillent et fuient la colère à venir. La colère du Dieu tout-puissant surplombe en ce moment même sans aucun doute la plupart de notre race. Sortez de Sodome!

Mon ami, «Sauve-toi, pour ta vie; ne regarde pas derrière toi, et ne t'arrête pas dans toute la plaine; sauve-toi vers la montagne, de peur que tu ne périsses» (Genèse 9:17).


source: http://eterneldieu.over-blog.com/

QUE SIGNIFIE ACCEPTER CHRIST? Partie 2 - par A. W. Tozer

lundi 21 mai 2012

REMARQUE : Ce sermon a été traduit en essayant de conserver au maximum le style et l'esprit de l'auteur, parfois au détriment de l'élégance du langage.
 
Et bien, en fin de compte, accepter Christ, c'est accepter ses amis comme vos amis, et quand j'en viens à cette partie, je suis heureux, parce que les amis de Jésus-Christ sont les gens les plus aimables du monde entier. Je n'ai pas honte des amis de mon Sauveur. Oui, je sais qu'il y a quelques chrétiens qui sont un tout petit peu barjots ? oui, je sais ! Je sais qu'il y en a chez qui ça ne tourne pas tout à fait rond- quelques-uns- et je sais qu'ils font des choses étranges; je sais qu'il y en a qui portent des badges, vous savez, aussi gros qu'une chope de bière, qui disent « Jésus seulement » et ils vont dans la rue et ils font des choses étranges. Mais mes amis, que le Seigneur les bénisse, ils sont bien intentionnés ! Et parfois, ils gagnent des gens pour le Seigneur quand de dignes personnes comme nous n'y arrivons pas.
Avez-vous entendu parlé de cet homme: c'était un grand prédicateur et il avait un de ses amis, un avocat, qu'il essayait souvent de faire venir à l'église, mais celui-ci ne voulait pas venir. Cependant un jour, il est venu. Dans cette même église, il y avait un homme qui n'était pas forcément très intelligent mais qui avait vraiment un grand c?ur. Lorsqu'il vit cet avocat entrer, le prédicateur fut extrêmement inquiet, parce que cette personne, qui avait un grand c?ur mais était un peu simple, avait l'habitude de faire le tour de l'église et de demander aux gens s'ils étaient sauvés. Alors il se mit à prier silencieusement que le Seigneur l'aide à prier un grand sermon et qu'il garde cette fameuse personne éloignée de cet avocat, parce qu'il savait que l'avocat était une personne cultivée, respectable, qui s'en irait certainement bien vite si qui que soit l'approchait. Enfin, quand il donna l'invitation pour recevoir le salut après le sermon, de façon prévisible, à sa grande horreur et désolation, ce simple garçon s'est approché de l'avocat et lui a pris la manche et l'avocat est parti. Et bien, a-t-il dit, je savais que ça allait arriver.
Vers minuit ce même soir, le téléphone sonna et l'avocat était à l'autre bout du fil et il dit, « Révérend, venez, je veux vous voir. » « Oh, je voulais m'excuser, » dit-il, « je me sens si mal à l'aise par rapport à ça. » Il dit, « Par rapport à quoi? » Il dit, « A cause de ce pauvre garçon qui est venu vous voir et vous embêter pendant le service, vous savez. » Il dit, « Venez, s'il vous plaît, je veux vous voir. »
Donc il y alla. Il dit, « Je suis en détresse; mon âme est prête à périr ! Je dois être sauvé; dîtes-moi comment être sauvé! » Il n'a pas fallu longtemps au prédicateur pour amener l'avocat à Jésus-Christ. Quand il eut reçu la lumière de la nouvelle naissance et qu'il fut pardonné et régénéré, le prédicateur s'aventura à lui demander, « Qu'est-ce que c'était exactement dans mon sermon qui vous a amené au Seigneur? »
Il dit, « Révérend, rien dans votre sermon. » Il dit, « Vous vous rappelez ce garçon étrange qui faisait le tour et s'en est pris à moi?' »
Il dit, « Oui, je voulais m'excuser. »
« Ne vous excusez pas, » dit-il, « C'est comme ça que j'ai été sauvé ! Vous savez ce qu'il m'a dit ? Il m'a dit, 'Voulez-vous allez au ciel?' J'ai dit, 'Non!' Il a dit, 'Eh bien, allez en enfer alors!' et il est parti! »
Il dit, « J'étais en colère, et je suis sorti de l'église mais tandis que je descendais la rue, j'entendais le ciel ou l'enfer, le ciel ou l'enfer, le ciel ou l'enfer, » et il dit, « Si ce n'est pas le ciel, c'est l'enfer ! C'est pour cela que je vous ai appelé! »
C'est pourquoi je vous dis mes frères, j'aime le peuple de Dieu et j'accepte ses amis comme mes amis ! Cela ne m'importe pas de quelle couleur ils sont; s'ils sont saints et Ses amis, ce sont mes amis et je n'ai pas honte d'eux ! Je n'ai pas honte de mes amis d'où qu'ils viennent. Je prêche dans des universités et des séminaires et parmi les grands noms et j'ai prêché à des évêques, mais j'aime les gens de Dieu simples et entiers; des gens sans trop d'éducation et peut-être n'ont-ils pas toute la culture et ils pensent que Beethoven était celui qui jouait avant-droit au PSG, et tout ces trucs mais ils sont les brebis de Dieu, ils sont miens et ils sont aussi les enfants de Dieu, ils sont mes frères ! J'accepte Ses amis comme mes amis.
Ensuite, croire en Jésus de manière salutaire, c'est accepter ses ennemis comme mes ennemis. Ceci est tout autre chose. Les ennemis du Seigneur Jésus n'auront jamais des excuses de ma part, mes frères ! J'ai prié: « Oh, seigneur, ne permets à personne de m'aimer qui ne t'aime pas ! Ne permets jamais que je me fasse des amis à tes dépens ! Ne permets pas que les églises qui ne t'inviteraient pas, m'invitent. Ne permets pas que ceux qui ne viendraient pas à toi, viennent à moi. Je veux que tes ennemis soient mes ennemis et que tes amis soient mes amis! » J'aime les amis et je n'ai pas peur des ennemis.
Qu'est-ce que Godridge a écrit  ? « As-tu un ennemi devant qui j'aurais peur de plaider Ta cause ? As-tu un agneau dans tout Ton troupeau que je ne daignerais pas nourrir? » Et la réponse, c'est Non ! Il n'y a pas d'ennemi devant qui je ne plaiderais pas la cause de Christ ! Il n'y a pas d'agneau que je ne nourrirais pas quelle que soit sa pauvreté ! Donc, j'accepte les ennemis de Christ comme mes ennemis, et j'accepte Ses voies comme mes voies; je prends Ses voies. Je ne viens pas vers Lui pour prendre un badge ou un ticket qui me dit que je suis sauvé, puis ensuite continuer sur mon chemin. Je viens vers Lui et ensuite je marche selon Sa voie ! « Suis-moi, » a-t-Il dit. Cela signifie prendre Sa voie; la voie de l'obéissance, la voie de la prière, la voie du service, la voie de la consécration, la voie de l'amour, la voie de la miséricorde, la voie de la sainteté ? telle est Sa voie.
Et ensuite, j'accepte Son rejet comme mon rejet; c'est cela d'accepter Christ: s'il Le rejettent, alors moi, je vais les rejeter. J'ai déjà couvert ce point, je pense, quand j'ai parlé des ennemis, donc je vais passer à la suite: j'accepte Sa croix comme ma croix, ou du moins, je prends une croix comme ma croix. Jésus Christ dit, « Chargez-vous de votre croix. »
Qu'est-ce que la croix de Christ ? Eh bien quelqu'un a un mal de dents et il dit, « Je vais porter ma croix. » Non, mon frère ! C'est seulement un mal de dents; il se peut que le diable ait mal aux dents, s'il en a ? je ne sais pas si le diable a des dents, il a une queue, je suppose ? mais je ne sais pas s'il a des dents. Mais ces choses qui vous arrivent; votre bébé meure ou votre vache tombe malade ou votre culture de maïs ne marche pas, elle ne lève pas, ou la sécheresse frappe votre champ. Vous dites, « C'est ma croix. » Non!
Une croix, c'est quelque chose qu'on prend volontairement, et ces choses-là, vous ne les avez pas choisies volontairement ! Elles font partie des choses qui arrivent pareillement aux justes et aux injustes. Si la température monte à 104 degrés comme ici cette semaine, ce n'est pas une croix ! Tous les pécheurs sur l'autoroute s'essuyaient le front de même que vous, donc ce n'est pas une croix ! Vous ne serez pas récompensés pour avoir essuyé la sueur de votre front par une température de 104 degrés ! Ce n'est pas une croix, c'est simplement quelque chose qui est arrivé. Donc une croix, c'est quelque chose qu'on prend délibérément. C'est l'obéissance à Chrsiut. C'est faire ce que le Seigneur ordonne, et en accepter ensuite les conséquences; si les conséquences constituent une croix, alors prenez votre croix. Jésus Christ n'a pas choisi la croix, c'est-à-dire qu'Il n'a pas choisi la croix en ce sens qu'Il ait voulu mourir sur une croix. Mais il voulait vous sauver, et Il voulait obéir à Dieu et la croix c'était la seule solution, donc Il est allé à la croix parce qu'Il était obéissant à Son Père et qu'Il vous aimait. Et donc la croix, c'est l'obéissance envers Dieu et l'amour pour les hommes et tout ce qu'il peut en résulter de difficile, de dur, ou de pénible ? même la mort, c'est cela la croix ! Donc je prends la croix comme Lui a pris Sa croix.
Et ensuite, j'accepte Sa vie comme ma vie. Oh, Dieu merci pour cela ! On ne reste pas sur la croix pour toujours. Il a pris six heures pour mourir, mais maintenant Il vit ? pour combien de temps ? -- pour toujours ! Il est revenu des morts, et Il a consterné le diable, confus les pharisiens et effrayé l'empire romain. Il était mort, mais Il vit à nouveau ! Et le chrétien qui est véritablement un chrétien mourra avec Lui mais reviendra aussi des morts; c'est-à-dire qu'il faut mourir maintenant dans cette vie, mourir à vos ambitions, mourir à votre orgueil, et mourir à toutes ces choses dont le monde se glorifie; il faut mourir à tout cela ! Le monde se glorifie, et vous, vous mourez. Frère Brown a dit l'autre soir qu'aucun homme n'est en droit de réclamer quoi que ce soit tant qu'il n'est pas mort à cette chose, et il a parfaitement raison ? je suis d'accord avec lui à cent pour cent.
D'autre part, cela signifie accepter Son avenir comme votre avenir. O merveille de merveilles  ! Il est revenu de la mort et Il est monté à la main droite du Père ; un de ces jours Il sera couronné avec toutes les couronnes au monde : la couronne que Dieu Lui mettra sur la tête et ensuite la couronne que Son propre peuple mettra sur Sa tête. Ils viendront du nord et du sud, de l'occident et de l'orient et ils jetteront leurs couronnes à Ses pieds. Il est le Seigneur des seigneurs et le Roi des rois et ils s'écrieront : « Ô Christ, prends pour Toi la puissance et le règne ! » Et vous et moi nous aurons part à cela, si nous suivons Christ. Nous pouvons nous permettre d'endurer quelques dérangements aujourd'hui parce que toute la gloire est dans le futur !
Permettez-moi de vous dire que l'homme qui essaie de retirer les désagréments de votre vie et d'adoucir et d'embellir la croix et de la rendre socialement acceptable ? cet homme est votre ennemi  ! Peu importe s'il est prêtre ou docteur en théologie ? c'est votre ennemi  ! Cet enseignant, quel qu'il soit, qui vous dit que le christianisme c'est une partie de plaisir et qu'on s'amuse bien, celui-ci vous ment dans la figure, et vous ne devriez pas accepter cela  ! Le christianisme possède sa gloire, sa joie ineffable et pleine de gloire. Mais il possède également sa croix et Jésus-Christ a porté la croix en vue de la joie qui allait suivre.
Mais nous, enfants charnels, petits agneaux, pauvres saints pitoyables, chrétiens au format de poche, nous n'avons pas envie de porté la croix ni subir aucun désagrément. Nous ne voulons pas renoncer à nos loisirs. Je ne sais pas si c'est comme cela parmi vous, mais s'il existe une personne qui a l'habitude de quitter l'église de Dieu le week-end pour profiter de loisirs avec sa famille, je dis qu'il n'est pas chrétien du tout  ! C'est un semblant de chrétien, un hypocrite, et peu importe s'il fait partie du comité et qu'il est directeur du bureau des anciens ou qu'il est diacre, il ne sert pas Dieu et il ne porte pas sa croix pour autant !
Les vacances, c'est une chose, et je suppose que tout le monde devrait avoir des vacances. Parfois je me demande de quoi ils prennent des vacances - de toute façon, ils ne font rien de leurs journées, et ensuite, ils prennent des vacances. Mais il y a sûrement besoin de vacances pour la santé; certains aiment aller jouer au golf, ou faire d'autres activités sportives; faites-le, il n'y rien de mal à cela. Mais dès lors que le golf devient ton seigneur et ton maître, et que tu en parles tout le temps au lieu de parler du Seigneur ou des missions étrangères, c'est cuit mon frère ! Tu es un mordu du golf ! Et si ton bateau avec son petit moteur derrière t'éloigne de la maison de Dieu le dimanche, c'est un petit moteur qui te conduit vers la perte et le chagrin au jour de Christ ! Non, non. Il t'appelle à prendre Son chemin difficile afin qu'Il puisse poser délicatement Sa couronne sur ton front au jour de Son triomphe.
C'est cela que signifie recevoir Christ, accepter Christ, croire en Christ, cela implique tout cela et rien de moins ! Et tout effort que ferait quelqu'un pour vous caresser le dos et vous faire rentrer, cela ne sert à rien!
Le frère Robertson a dit qu'une fois, il avait vu un nid de poule, et qu'il avait vu les poussins casser la coquille avec leur bec, et qu'est-ce que c'était difficile ! Ils luttaient, ils tombaient et se renversaient, et il a dit qu'il avait pitié d'eux du fond de son c?ur. Il a dit, « La prochaine fois que je vois éclore des ?ufs, je vais les aider à sortir. » Donc il a dit que la prochaine fois qu'il a vu des ?ufs éclore, il a poussé de côté la poule, et il a fait sortir les poussins, et il a dit qu'ils sont tous morts ! Et il en est ainsi d'un grand nombre de nos chrétiens: nous les avons faits sortir de la coquille ! De peur de ne pas les avoir du tout, nous avons pris les devants pour les faire sortir de la coquille, et le résultat, c'est qu'ils meurent sans arrêt, et nous disons qu'ils ont rétrogradé ! En fait, ils n'ont pas rétrogradé, parce qu'ils n'avaient jamais été régénérés du tout!
L'accepter, c'est L'accepter de manière révolutionnaire. C'est L'accepter complètement ? Le prendre tout entier, me donner tout entier. C'est L'accepter exclusivement sans avoir d'autre espoir que Lui; Lui seul est mon espoir. C'est accepter Ses amis comme mes amis, Ses ennemis comme mes ennemis, Ses voies comme mes voies, Son rejet comme mon rejet, la croix, c'est ma croix, Sa vie, c'est ma vie, et Son futur glorieux, c'est mon futur glorieux: c'est cela que signifie être chrétien!
Et mes amis, ça en vaut la peine, et si nous devions tous croire en Christ ce soir et mourir demain, nous passerions l'éternité à remercier Dieu avec tendre affection qu'Il a permis que cela arrive ! Oh oui ! Tu ne peux pas te permettre d'être perdu. Tu ne peux pas te permettre de supposer que tu es sauvé, alors que quelqu'un t'a simplement fait sortir de ta coquille en essayant de faire de toi un chrétien, et que tu n'a jamais connu ce que c'est d'être né de nouveau.
Il serait moralement insensé de ne pas résoudre cette question, de savoir si j'ai ou non une relation salutaire avec Jésus Christ. Je ne demande pas si tu a signé une carte, je ne demande pas si tu a été baptisé; on peut faire ces deux choses et pourtant être perdu. On peut faire ces deux choses en étant sauvé, mais ces choses ne sauvent pas. Mais il serait moralement insensé de négliger cette question ? veux-tu la résoudre maintenant ? On ne peux pas considérer que c'est gagné d'avance.
N'oubliez pas : vous ne misez pas sur votre âme, vous vous garantissez d'être perdu. Ne pas entrer dans une relation salutaire avec Jésus Christ, c'est commettre un suicide moral ! Les jeunes gens particulièrement, dans ce temps terrible de putréfaction et de corruption; dans cet effroyable temps de superficialité, où nos jeunes sont égarés par des gens qui devraient connaître la vérité, et ils sont bruyants et têtus, et se dirigent vers le royaume en riant, et comptent arriver enfin au Ciel; pour s'apercevoir un jour que leurs jeux les ont menés en enfer!
Et vous, mes chers jeunes gens, je vous aime tellement que je serais prêt à m'allonger et me laisser piétiner par vous jusqu'au matin, si je pouvais seulement vous sauver de cette fausse doctrine qui enseigne qu'accepter Christ est un jeu. Accepter Christ, c'est un acte révolutionnaire qui change la personne tout entière ! Mais vous dites, « Ce que vous dites n'est vrai que pour les gens plus agés. » C'est vrai pour tout-le-monde!
J'ai connu un garçon; sa mère était juive et son père non-juif, je les ai mariés. Ensuite ce garçon est né; il a grandi jusqu'à dix-huit ans environ. Il était en danger de devenir un jeune délinquant. Un soir, j'ai fait un appel à l'autel et il est allé ? il s'appelait David. Et tous ceux qui étaient là savaient quel genre de vie il vivait. Et quand il est entré dans cette pièce, je me suis dit, « Voilà que David y va, il n'en viendra probablement rien. » Donc Dieu sait que ma foi n'a pas aidé ! Bientôt, David est revenu en courant. Il est sorti comme un cheval de course qui sort de l'écurie, et il m'a cherché, il avait le visage tout illuminé; il avait été converti. « Et bien, » j'ai pensé, « très bien, mais c'est un garçon émotionnel. Voyons ce qu'il en vient. Et bien vous savez, il n'a pas fallu attendre longtemps avant qu'il soit devenu l'un des dirigeants de l'église ! Peu de temps après, il est venu me voir avec le visage rayonnant et m'a dit, « Je vais à l'université biblique! » Et donc il est allé à l'université biblique, et quand il est arrivé là-bas, il a remué son université, et depuis, il continue à aller fort ! Ce garçon s'appelle David Schafer.
Mes chers amis, lui aussi n'était qu'un jeune ? ce n'était qu'un jeune. N'attendez pas d'avoir des cheveux gris sur les tempes. Ce message d'acceptation; d'acceptation radicale, révolutionnaire, exclusive et finale de Christ avec tout ce que vous avez ? cela s'adresse à tout-le-monde ! Cela s'adresse autant à la personne la plus jeune qui m'entend ce soir qu'à la personne la plus âgée. Prions un instant.
Notre cher Seigneur Jésus, nous sommes avec Toi dans cette affaire. Nous sommes avec Toi dans cette affaire. Nous nous attachons maintenant à Toi avec délibération. Ta Parole a été donnée, en tant qu'invitation, et nous avons expliqué ce qu'Elle signifie. Maintenant, Seigneur, s'ils Te suivent, très bien. Sinon, je ne sais pas ce que je peux faire. Oh Christ, ce soir, nous Te demandons que Tu aides chacun à reconsidérer et repenser et décider si le Ciel est plus désirable que l'Enfer et si le désagrément de porter Sa croix et les persécutions et les difficultés qui viennent lorsqu'on suit l'agneau, si ces choses en valent la peine à la lumière de l'éternité. Nous Te demandons, Oh Seigneur ! Nous Te prions de nous sauver de la superficialité, sauve-nous, nous Te prions, de ce pseudo-christianisme qui courre. Sauve-nous, nous Te prions, de l'eau alcaline qui tue. Sauve-nous, nous Te prions Oh Dieu, de toutes ces doctrines diluées qui nous laissent là où nous étions, si ce n'est que nous pensons être dans la bonne voie alors que nous ne le sommes pas. Aie pitié de nous Oh Dieu ! Aie pitié de nous ! Bénis ces chers amis, et avant qu'ils n'aillent à leur lieu de repos ce soir, qu'ils soient bien sûrs que toutes ces conditions soient bien remplies et qu'ils peuvent chanter, « J'appartiens à mon Seigneur, et Lui m'appartient ! C'est fait, la grande transaction est faite ! J'appartiens à mon Seigneur, et Lui m'appartient! » Souligne et mes en valeur chaque mot sachant que c'est vrai. Accorde-nous cela, nous Te demandons Oh Père, par Jésus Christ notre Seigneur, Amen.

A. W. Tozer

source: eglisedemaison

 
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